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Alexandre Guirkinger

zoomer

Portrait

Né en 1980 à Villeneuve-Saint-Georges (France).
Vit et travaille à Paris.


zoomer

Fossé antichar dans l’ouvrage du Hackenberg à proximité de Vecking



Fossé antichar dans l’ouvrage du Hackenberg à proximité de Vecking (Moselle), mai 2007 © Alexandre Guirkinger

Biographie

Après des études à l’IEP de Lille et un passage comme chargé de production au sein de l’agence Magnum Photos, Alexandre Guirkinger décide de se consacrer à la photographie en 2006.

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À travers des commandes pour le magazine «M», le «Wall Street Journal Magazine», «AD», «les Inrockuptibles» ou «T Magazine», il développe une écriture protéiforme entre paysages, portraits, natures mortes et images d’archives. À partir de 2010, il produit des pièces collaboratives avec des artistes comme Étienne Chambaud, Raimundas Malasauskas, Alex Cecchetti ou Tarek Atoui. Parallèlement, il développe des recherches personnelles s’apparentant au documentaire conceptuel. En 2015, il met un terme à son projet au long cours autour de la Ligne Maginot. Alexandre Guirkinger est représenté par l’agence Rose à Paris.


Paroles d'auteur

Le terrier est un objet de fantasme car on n’en connaît généralement que la silhouette ou le seuil ; le reste est laissé à l’imagination.

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Sur un plan symbolique, il en va de même pour la ligne Maginot : tout le monde en a entendu parler mais peu sont capables de la décrire. Son nom résonne comme un réceptacle à fantasmes. Les formes de ses bunkers répondent à cette dimension symbolique. À travers mes images, j’ai voulu partager ma fascination pour cette extraordinaire relique d’une modernité déjà ancienne. Les bunkers que j’ai choisis et photographiés sont ceux dont la forme, la situation ou la silhouette entraînent l’image vers autre chose que l’enregistrement matériel d’une frontière : une sorte de décor de science-fiction, une trace de land art, une architecture moderniste, un géoglyphe contemporain… L’écart entre l’abondance des reliques de la ligne et le peu de représentations contemporaines dont elle fait l’objet offre un terrain de jeu excitant pour interroger notre rapport au paysage, à la frontière, à la limite.


Le regard du médiateur

D’abord, des sensations physiques. Une image froide, où l’humidité de l’air est presque palpable, des odeurs d’humus, de fougères, et ce contraste entre un ciel électrique, blafard, et l’obscurité des sous-bois. De chaque côté, la forêt enserre notre champ de vision, conduit notre œil le long de ce couloir herbeux, au pied de cette pente courte et abrupte, couverte de mousse, jusqu’à un arrière-plan où le point de fuite se dérobe.

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Baigné d’une lumière pâle, le lieu est tranquille, mais sous tension. Nous en sommes les spectateurs, suspendus dans une sorte d’attente : la scène est vide mais il s’est passé quelque chose ici, ou il va s’y passer quelque chose.
La régularité des lignes et leurs angles aigus entrent en tension avec la végétation : télescopage entre une géométrie abstraite et les formes de la nature. Pourquoi ces lignes régulières? Comment comprendre ce lieu?
On prend rapidement conscience qu’il s’agit d’un lieu stratégique, un lieu pensé, correspondant probablement à une ligne tracée à la règle sur une carte militaire. Ce fossé artificiel, semblabe aux douves d’un château fort, à un «no man’s land» défensif, semble laissé à l’abandon. Mais en même temps l’herbe courte a dû être tondue, la végétation n’a pas entièrement repris ses droits.

 

Que nous dit la légende de l’image? «Fossé antichar dans l’ouvrage du Hackenberg à proximité de Vecking (Moselle), mai 2007.» Il s’agit donc d’une vue actuelle d’un vestige de la Seconde Guerre Mondiale. Alexandre Guirkinger nous donne à voir la réalité contemporaine d’un lieu historique qui continue à marquer le paysage.

 

Avec une volonté de précision descriptive, de clarté visuelle, de manière assez frontale, le photographe documente un lieu, en témoignant autant de son aspect visuel que des sensations, de l’ambiance qui s’en dégage.

 

Attentif à la signification historique des ces lieux aussi bien qu’à leurs formes singulières et à leur atmosphère, il nous en livre des photographies que l’on peut qualifier de documentaires.Dans son travail sur la ligne Maginot, ces photographies sont mises en relation avec des images d’archives, comme cette vue aérienne de l’IGN, présentée en image complémentaire (dans la rubrique «Aller plus loin»). Le photographe fait glisser ces images purement fonctionnelles (utiles à la cartographie aérienne) dans le champ artistique de son travail, instaurant un dialogue visuel entre des formes concrètes et abstraites, entre des époques différentes, partageant avec nous une perception sensible et contemporaine de ce paysage et de l’histoire dont il témoigne.


Notions photographiques

DOCUMENT / DOCUMENTAIRE

 

En tant qu’enregistrement visuel du réel, la photographie s’apparente souvent à un document : c’est à dire à la combinaison entre un support et une information que l’on veut transmettre. Nous utilisons et produisons en permanence des documents photographiques : portrait d’identité, photographie d’un objet vendu sur internet, prise de notes avec un téléphone portable, etc.

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Un document possède une certaine neutralité, liée à sa valeur explicative, descriptive ou de preuve. Mais il n’est bien sûr jamais totalement neutre (il implique toujours un point de vue particulier) et son interprétation dépend fortement du contexte de réception.
Comme le fait Alexandre Guirkinger avec une vue aérienne de l’IGN (cf. image complémentaire), de nombreux artistes contemporains s’approprient des documents photographiques en les intégrant dans le champ artistique de leur travail. Ils nous invitent ainsi à aborder ces images sous différents angles : technique, historique, esthétique.

 

Par ailleurs, on parle de documentaire pour désigner une démarche photographique s’inspirant de la neutralité apparente du document pour chercher une certaine fidélité au sujet.
Ainsi, Alexandre Guirkinger photographie les vestiges de la ligne Maginot avec précision et distance, dans un travail qui oscille entre un état des lieux photographique et une approche très formelle où les blockhaus sont observés comme des sculptures monolithiques, les marques du paysage comme une écriture.
Engagée dans le témoignage de faits historiques, culturels, sociaux, la photographie documentaire laisse de côté les effets ou la mise en scène et met la précision photographique au service d’une qualité d’observation.


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