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Bernard Plossu

zoomer

Portrait

Né en 1945 à Dalat, Vietnam.
Vit et travaille à La Ciotat, France.


zoomer

Southwest, USA



Southwest, USA, 1983. Série Western Colors © Bernard Plossu

Biographie

Bernard Plossu passe son enfance à Paris. Il commence la photographie lors d’un voyage au Sahara qu’il effectue avec son père en 1958.

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Grand voyageur, il réalise par la suite de nombreux reportages à travers le monde : Mexique, États-Unis, Inde, Niger et îles Éoliennes notamment, passant de la couleur au noir et blanc. Dans les années 1970, il est membre du collectif Contrejour avec Claude Nori et participe à la création des «Cahiers de la photographie» en 1981. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées : au centre Pompidou (1988), au Museum of Photographic Arts de San Diego (1989), à l’Institut Valencien d’art moderne (Valence, Espagne, 1997), au Musée d’art moderne de Strasbourg (2006) et à celui de Mexico (2015).


Paroles d'auteur

Ce que je photographiais de plus en plus à l’époque relevait de l’atmosphère, du climat dans tous les sens du terme, le vent, la poussière, le mauvais temps, le soleil aveuglant.
Je ne photographiais pas quelque chose de précis, plutôt des ambiances qui relèvent du non-temps, ce que j’ai appelé aussi « des instants sans importance mais qui ont tellement d’importance ».

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En fait, ces images sont comme des extraits de films, comme des photogrammes. Il y a un avant, il y a un après et il y a un arrière. Une bonne photo est une photo qui capte ce qu’on a devant soi mais aussi ce qui se passe autour de soi, ce qu’on entend. Le regard, l’odorat, le son, c’est un mélange de tous les sens.

 

La perfection en photo frise souvent l’ennui, et ceux qui s’en sortent sont ceux qui cassent la perfection.
Ce n’est pas tant un laisser-aller qu’une souplesse de voir. Il faut être prêt, disponible pour le hasard. J’aime bien dire qu’on a le hasard qu’on mérite.


Le regard du médiateur

Cette photographie prise à la volée, sur la route, raconte un état transitoire et le dilate dans une image.

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Flou de bougé : la vitesse donne au bitume de la route une matière mouvante, presque liquide. La voiture avale les kilomètres d’un paysage désertique, nuages sombres, couleurs pastels du ciel et des broussailles, l’orage pointe, on ne s’arrête pas. Depuis la fenêtre avant, le photographe tente la captation d’une combinaison : celle que forment le défilement infini de la route et un instant passager, incertain, météorologique. Toutes les lignes diagonales montant vers la droite guident notre œil lui aussi dans cette fuite en avant à travers les grands espaces américains.
Flou de mise au point : le rétroviseur duplique le paysage à l’intérieur de lui-même. À la fois mise en abyme et flash back, l’horizon basculé occupe le centre de l’image, net et lumineux, en contre-champ. Nous regardons à la fois devant et derrière nous, du plus proche au plus lointain, attentifs à tous les plans de l’image.

 

Où va-t-on? Là n’est pas la question, semble nous dire cette photographie. Elle nous invite plutôt à une attention aigüe au moment présent, à une sensation intérieure fugace, à cette urgence et cette incertitude qui caractérisent le voyage et qui précèdent la pluie. Au cours de ses nombreux voyages, Bernard Plossu capte des moments de présence intense à soi et au monde. Il photographie vite, en 24×36, se rend, comme il le dit, «disponible pour le hasard».
Plus tard, au moment du tirage, le traitement singulier des couleurs (avec le procédé artisanal des tirages Fresson) lui permet d’obtenir des images très granuleuses, aux couleurs tendres et désaturées, proches du noir et blanc. Cette «matière photographique» donne comme une texture et une épaisseur à l’expérience vécue, qui la rend en quelque sorte partageable visuellement avec nous, spectateurs.


Notions photographiques

LE FLOU

 

À l’opposé de la netteté, le fou est un phénomène optique qui «brouille» les formes et les contours, rendant l’image moins lisible dans ses détails.

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Il y a plusieurs types de flou en photographie. Le flou de bougé, d’une part, est dû aux mouvements sensibles de l’appareil et/ou du sujet photographié pendant la pose : tremblements du photographe, rapidité d’une voiture qui passe, il est lié à la vitesse de prise de vue et donne un effet visuel de «filé».

 

Le flou de mise au point, d’autre part, est lié aux possibilités optiques de l’objectif photographique (mise au point et profondeur de champ) qui vont parfois distinguer un premier plan net d’un arrière plan flou, et vice-versa. Il peut isoler des éléments de l’image, et joue sur la sensation de proximité ou de distance.

 

Le flou est une contrainte technique (que la photographie partage en partie avec la vidéo et le cinéma), qui constitue dans certains cas une difficulté (évitée par l’usage d’un trépied, d’un temps de pose court), mais peut aussi être un choix visuel fort. Permettant d’introduire de la dynamique ou du mystère, de jouer sur les couleurs ou encore sur une dimension abstraite de l’image, le flou peut être aussi important comme matière que pour ce qu’il raconte de l’expérience du photographe.

 

Dans la photographie de Bernard Plossu, l’association de ces deux types de flou (de bougé et de mise au point) donne une vraie dynamique au regard du spectateur : emportés par le mouvement du déplacement, nous circulons aussi du premier plan à l’arrière plan, dans une image à la fois ouverte et intime.


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