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Elina Brotherus

zoomer

Portrait

Née en 1972, à Helsinki (Finlande).
Vit et travaille en Finlande et en France.


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Der Wanderer 3



Der Wanderer 3, 2004. 105x133cm, de la série The New Painting. Courtesy : l'artiste et GB Agency. Paris.

Biographie

Elina Brotherus est née en 1972 à Helsinki et partage sa vie entre la Finlande et la France. Après un master en science, elle a passé un master en photographie à l’université des Arts et du Design d’Helsinski.

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Avec la photographie, et plus récemment la vidéo, Elina Brotherus explore le paysage émotionnel, les sentiments de l’individu et tente de déterminer comment celui-ci devient une partie de l’ensemble formé par les autres. Avec un langage délibérément structuré, elle travaille sur sa propre personne à partir des événements de sa vie.

 

Bien que les autoportraits dominent son œuvre, elle n’interprète jamais de rôles et ne crée pas de mises en scène ; ses paysages révèlent tout autant la nature que ses sentiments. Dans sa série « The New Painting », Elina Brotherus questionne aussi bien les codes esthétiques de la peinture que la notion de Beauté et va au-devant de questions sur la réalité et sa représentation.

 

Elina Brotherus est représentée par la galerie GB Agency et son travail est exposé à l’international.

 

Biographie extraite du site internet de la galerie représentant Elina Brotherus / GB Agency.


Paroles d'auteur

« Je photographie quand je voyage, c’était en Norvège sur les îles Lofoten, j’ai loué un vélo pour quelques jours et je suis partie comme ça en itinérance sans savoir où j’allais pour éventuellement trouver des prises de vue et notamment ce paysage.

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J’étais au pied de la montagne et je me suis dit que j’allais aller voir là-haut avec ce manteau que j’avais apporté pour les photos. J’avais dans l’idée que je trouverais peut-être des paysages avec des couleurs qui lui correspondent. Je suis restée longtemps pour voir si le paysage changeait.
C’est souvent comme ça dans mon travail, je vais quelque part, je ne sais pas ce que je vais trouver et je m’arrête quand je vois quelque chose qui m’intéresse. Ce sont des trouvailles visuelles et puis ce qui est important c’est de rester sur place assez longtemps pour observer le changement du paysage, la couleur de la lumière. J’aime que les choses me surprennent. J’aime aussi la galère, que ce soit un peu dur, que je sois fatiguée, ce n’est pas grave, ça fait partie du jeu et la réussite est encore plus belle si la photo est réussie. »

 

« J’ai commencé à faire des autoportraits quand j’étais à l’école d’art. Et une fois que j’ai eu le courage d’en faire, je ne me suis pas arrêtée. Au début c’est choquant de se voir en image, parce qu’on a une image mentale de soi, de son corps qui ne correspond jamais à ce que l’on voit sur la photo. Je n’aimais pas ce que je voyais et il me fallait une urgence pour les réaliser. Une urgence qui venait des circonstances de ma vie. Puis on prend vite l’habitude de se voir, on prend vite de la distance aussi. Quand on se voit à l’image on pense que c’est une image, une photographie d’une personne, d’un personnage presque. Donc, c’est moi mais en même temps ce n’est pas moi. Ça devient plus général, ça devient la photo d’un être humain. »

 

« Dans cette série « The New painting » dont font partie « Der Wanderer » et « Le Printemps » ce ne sont pas des autoportraits dans le sens premier de ma première série, je ne raconte plus d’histoires sur ma vie, sur ma personne, je suis comme un modèle de peintre avec un choix du paysage, avec sa présence comme une invitation pour le spectateur. Lorsque l’on sait que c’est l’artiste lui-même dans la photo, on sait que c’est elle qui a choisit ce paysage et l’on peut regarder ensemble sans se gêner, il n’y a pas de confrontation, c’est une contemplation partagée. »

 

« La spiritualité ne m’intéresse pas du tout mais je ne suis pas contre le fait que quelqu’un ressente ma photo de cette manière. C’est la richesse des images chacun est libre par rapport à son propre vécu. »

 

« J’aime le calme, j’aime la réflexion, j’aime les moments de paix. Je parlerais plutôt de silence que de spiritualité. Et l’espace, j’aime l’espace que ce soit un intérieur ou que ce soit un espace vaste dans la nature où il y a beaucoup de distance pour le regard. »


Le regard du médiateur

La photographie  fait référence au tableau de Caspar David Friedrich « Der Wanderer über dem Nebelmeer » (« Le voyageur contemplant une mer de nuages » – 1817).

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Dans cet autoportrait, Elina Brotherus semble s’interroger, comme le peintre romantique, sur la solitude, la petitesse de l’homme face à la nature et la mort. L’élévation du personnage au niveau des montagnes, au-dessus de la vallée, dans une position qui lui permet de dominer la terre et ses préoccupations matérielles, lui donne une proximité avec le ciel et procure un sentiment de calme et de sérénité. De dos au centre de l’image, sa silhouette se découpe sur un fond vaporeux, qui donne l’impression de vide.

 

Elena Brotherus utilise son appareil photographique comme les peintres figuratifs utilisaient leurs pinceaux. Nuances froides de la neige, des roches et de l’eau. Le bleu de sa redingote intemporelle, les plis verticaux répondent en une douce opposition aux lignes verticales et arrondies des rochers et participent à cette vision contemplative et silencieuse. Dans ce décor grandiose et immuable, il y a cependant le mouvement du bas du manteau légèrement soulevé par le vent.

 

Aux portes du rêve, à la frontière des mondes, sommes-nous dans un paysage réel ? Mais existe-t-il seulement ? Est-ce une projection mentale? La cime des montagnes vient toucher le ciel et se confond, brume sur nos pensées. Elina Brotherus agit comme un chef d’orchestre, c’est elle qui détient la clé et nous, spectateurs, sommes avec elle juste derrière, à l’orée des songes, dans une contemplation partagée.


Notions photographiques

PORTRAIT / AUTOPORTRAIT

 

Le portrait est un genre permettant de représenter une personne réelle (ou un groupe d’individus) et de lui donner vie avec ses caractères physiques, psychologiques et sociaux par le biais de différents médiums (écriture, photographie, peinture, sculpture).

 

Dans l’autoportrait, l’artiste se représente lui-même. Le fait de se donner à voir implique une mise en scène de soi-même, une volonté de présenter une image de soi particulière, de choisir ce que l’on veut mettre en relief.

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Il s’accompagne parfois d’un certain narcissisme. Au-delà des détails physiques que nous livre l’autoportrait : composition, technique, choix des couleurs, des vêtements, du décor, détails concrets qui permettent une analyse de l’image, il est aussi une introspection de soi-même.

L’autoportrait, qui existe depuis la nuit des temps, s’est surtout développé à la Renaissance au moment où les techniques de la miroiterie ont progressé, le miroir, inventé au XVème siècle, étant l’intermédiaire indispensable entre soi et l’image de soi.

 

Dans la photographie d’Elina Brotherus, il s’agit d’un autoportrait à la manière du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich (cf. « Aller plus loin »). En se mettant dans la peau du personnage de Friedrich qui contemple le paysage du haut de la montagne, la photographe ne veut pas tant transmettre une idée de soi qu’une idée philosophique. Son autoportrait transcende la simple représentation d’elle-même et chacun est libre de s’y projeter. Vêtue d’une manière intemporelle, elle nous questionne sur la place de l’humanité dans la nature, sur notre rapport au monde. Elle se place comme passeur, elle est l’ouverture.

 


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