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Gilbert Garcin

zoomer

Portrait

Né en 1929, à La Ciotat (France).
Vit et travaille à Marseille.


zoomer

L’envol d’Icare



L’envol d’Icare (d’après Léonard de Vinci) © Gilbert Garcin

Biographie

Ce n’est qu’à partir du milieu des années 1990 que Gilbert Garcin, alors vendeur de luminaires à Marseille où il mène une vie sans histoire, s’est attaché à se construire une nouvelle identité, celle de l’artiste que nous connaissons aujourd’hui.

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En 1998, une carrière inattendue démarre. Découvrant son travail au festival de Photographie de Braga, au Portugal, la galerie Les filles du calvaire décide de l’exposer au Salon Paris Photo. Les professionnels et les collectionneurs, amateurs ou confirmés, sont conquis. Depuis lors, Gilbert Garcin expose à travers le monde et est sollicité par des directeurs de petits centres d’art comme de grands musées internationaux.


Paroles d'auteur

« Ce n’est pas forcément moi, un double pourquoi pas ? Mais il faut le voir essentiellement comme un personnage. Ce ne sont pas des choses qui sont arrivées. On peut peut-être parler d’autofiction. »

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« Je pense que dans ce genre de travail, il faut avoir un certain recul. Il ne faut pas trop se prendre au sérieux. Sinon, ça embête tout le monde.
Il me semble qu’il faut recouvrir tout ça d’une couche d’humour. L’auto-dérision en somme. »

« J’essaie d’avoir des images qui soient aussi simples et graphiques que possible. »

« J’avais commencé par un personnage qui portait un bob, et qui faisait penser à Jacques Tati, mais je trouvais que c’était un peu trop typé. J’ai fait toutes sortes d’essais avec différentes fringues. Finalement, je me suis arrêté sur un pardessus qui appartenait à mon beau-père, qui fait un personnage neutre. Un personnage un tantinet hors du temps. Il rappelle un peu les personnages que l’on voit dans les tableaux de Magritte.
Je voulais faire quelque chose qui soit un peu hors du temps et un peu Monsieur Tout-le-monde. »

« Il y a aussi un grand plaisir à créer l’illusion. Là, constamment, je trompe les gens, je leur fais croire que je photographie un paysage. Il y a un plaisir entre la modicité des moyens mis en œuvre et le résultat qui souvent évoque la réalité.»

« Je pense que ce genre de travail doit tirer vers l’abstraction et si vous ajoutez des informations, apportées par la couleur, elles ne servent pas mon propos, elles n’ajoutent pas du sens et elles distraient. »

 

Propos extraits du documentaire « Tout peut arriver – Gilbert Garcin »


Le regard du médiateur

La photographie ne cherche pas à aborder la réalité du monde.
Elle apparaît comme une mise en scène théâtrale du mythe d’Icare, une mise en scène de l’imaginaire du photographe qui nous amène à nous poser une série de questions.

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Qui incarne Icare planté au milieu d’un décor minéral ? Est-ce une vraie montagne ? Une photographie de cailloux ramassés ? Quel est le rôle tenu par la femme ? Pourquoi un arrière-plan nuageux grisâtre ? Est-ce une toile peinte ? Une photo sur laquelle les personnages ont été surimposés ?
Les différents éléments (personnages, décor minéral et arrière-plan nuageux) qui composent la photographie sont placés suivant des lignes de force. Notre regard est immédiatement attiré par Icare situé au croisement de deux lignes médianes, au niveau de ses pieds, deux lignes diagonales secondaires suivent ses ailes. Toute cette construction, cette architecture semble obéir aux codes picturaux de la peinture de la Renaissance. La lumière va nous amener à découvrir la place de la femme.

L’homme est sur le rocher, il cherche à s’envoler vers la liberté, son mouvement est figé, la jambe en l’air comme pour signifier son envol prochain, les bras sont tendus vers le ciel. Il pourrait s’évader vers un ailleurs convoité. Mais son regard est déjà tourné vers le bas. Il ne réussira pas à s’échapper.
En bas, son pied est lié par une corde tenue par une femme qui le retient.
Est-ce le symbole du couple ? L’homme est empêché par la femme de prendre son envol, d’accéder à la liberté. Le mariage est vécu comme un emprisonnement.
Ou alors… la femme est là et veille, veille sur l’homme qui tel Icare voudrait dépasser les limites du possible et risquerait de se brûler les ailes. L’épouse veille sur lui et le retient, l’empêche de commettre l’irréparable.


Notions photographiques

PHOTOMONTAGE

 

Un photomontage est un assemblage de photographies, ou parties de photographies, exécuté par collage, tirage ou par logiciel donnant la possibilité de modifier la photographie. Le photomontage a connu un développement en Russie en 1916 avec le constructivisme représenté par Alexandre Rodtchenko et en France avec le dadaïsme et les Surréalistes.

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Il permet la critique politique ou sociale avec la caricature. On le retrouve aussi beaucoup en publicité. Passant parfois par le trucage et la manipulation, le photomontage permet d’explorer le rêve et les contrées étranges de l’imagination.
Dans le photomontage « L’envol d’Icare », la technique de Gilbert Garcin consiste à créer son personnage : il se photographie dans différentes positions puis découpe ses images pour les monter sur des supports en fil de fer. Il les place ensuite dans un décor, créé à partir de matériaux modestes comme du sable, des cailloux, des fonds nuageux projetés sur un mur pour les re-photographier. Gilbert Garcin avoue le plaisir qu’il éprouve à donner l’illusion du décor, à manipuler ainsi les gens, à tromper leur sens.
Le photomontage s’accompagne donc d’une mise en scène de l’imaginaire de l’artiste et plus particulièrement ici d’une mise en scène théâtrale du mythe d’Icare prêt à s’envoler.


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