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Grégoire Alexandre

zoomer

Portrait

Né en 1972, à Rouen (France).
Vit et travaille à Paris.


zoomer

Stella, ArjoWiggins, 2009



Stella, ArjoWiggins, 2009 © Grégoire Alexandre

Biographie

Grégoire Alexandre a fait ses études à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles.
Remarqué dans la sélection photographique du Festival International de Mode et de Photographie en 2003 (Villa Noailles, Hyères), il travaille pour la presse, notamment pour Wallpaper, Vanity Fair, Esquire UK, Libération, Le Monde d’Hermès, GQ, Beaux-Arts Magazine, Yummy ; dans le domaine du disque, collaborant avec Etienne Daho, Metronomy, Yelle, Yann Tiersen, Bertrand Burgalat, April March, et enfin dans la publicité pour des clients tels Westin, Sony, Printemps, Orange, Louis Vuitton, Citroën, EBay, Absolut.

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En 2008, il participe à l’exposition collective “Fashion in the mirror” à la Photographers’ Gallery et se voit consacrer la même année, sous le commissariat de Christian Lacroix, une exposition personnelle “Was it a car or a cat i saw?” à Arles. En 2009, il est récompensé par le prix HSBC, à l’occasion duquel se tiennent quatre expositions personnelles de ses travaux, à Paris, Lille, Metz et Marseille, accompagnées d’une monographie parue aux éditions Actes Sud. En 2010, il expose à Oulu, en Finlande, “Work in progress” et poursuit une résidence photographique à la villa Noailles à Hyères où il expose en 2011 la série “Histoires parallèles” qui en est issue. Le catalogue de cette exposition sort aux éditions de la villa Noailles / Archibooks.

 

David - Arnold Jerocki,  Vernissage Rentrée en images 2012_REC


Paroles d'auteur

« J’ai une approche ludique et un univers plutôt dépouillé. Mes mises en scène sont principalement des commandes. J’aime l’univers du studio. Mes influences sont assez variées. Il y a beaucoup de choses qui m’intéressent dans d’autres domaines, comme le cinéma, le design, la danse contemporaine. Mes photographies sont faites d’interrogations amusées. Elles confrontent le naturel et l’artifice, le vide et l’accumulation, le blanc et la couleur. »

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« [Pour la photographie ici présentée] il s’agissait d’une commande pour la marque de papier Arjowiggins via l’agence de communication Réflexe. C’est un grand fabricant de papier, la commande portait sur une gamme de papier spécifique : Curious. L’idée était de faire une sorte de conte en dix tableaux avec une histoire qui évoluait et était inspirée d’un mélange d’Alice aux pays des merveilles, du Magicien d’Oz, de Little Némo, un registre assez surréaliste avec un personnage qui traverserait plusieurs de ces tableaux.
J’ai travaillé en amont avec l’agence, le Directeur Artistique, le Directeur de Création pour mettre au point des idées là-dessus et décliner l’utilisation du papier dans plusieurs décors. Nous avions envie de présenter différentes planètes avec une particularité pour chacune. L’une de ces “planètes” était réalisée en intégrant la présence du vent : avec les ventilateurs, une autre avec la présence de l’eau : on a donc utilisé des confettis pour donner l’impression que le modèle avait plongé dans l’eau, pour une autre on a utilisé différents types de papier avec des niveaux de transparence pour suggérer le feu et les flammes. Pour celle-ci, il y avait une idée de forêt, de nature avec ce papier vert, papier traditionnel dans le matériel de studio : ça fait partie des éléments que l’on utilise de manière assez courante pour des fonds quand on fait de la mode ou du portrait et pour cette image, le papier devient un personnage par un jeu d’origami. Le papier se transforme en une licorne. Sur l’ensemble de la série, je travaillais avec un décorateur. »

« Je suis assez sensible aux univers de contes de manière générale. Je me suis toujours intéressé aux dispositifs de la photographie, notamment en studio, j’aime l’idée des choses en train de se faire, le fait de détourner les instruments que j’utilise pour leur donner une fonction annexe, c’est le fond vert qui devient le sujet de l’image. Un mélange de choses : la création d’un univers et l’utilisation de moyens détournés. »

« Je cherche à créer une situation où les choses, les objets ont une présence forte, signifiante, je cherche à créer de la surprise pour les lire de façon nouvelle.
C’est un jeu sur le détournement de fonction, sur des objets qui ont une forme similaire, une appellation similaire mais qui ont des fonctions différentes. J’essaie ensuite de dépasser mon idée première pour aller plus loin, la faire décoller vers quelque chose d’un peu plus poussé formellement ou un peu plus déconnecté. J’essaie de trouver plusieurs niveaux de lecture pour ne pas réduire l’image à une simple démonstration d’une idée mais pour qu’elle devienne en quelque sorte autonome. »

« Il faut rester disponible, rester ouvert à ce qui peut arriver : les photos évoluent au moment où on est en train de les faire. C’est ce qui me plaît : pouvoir intégrer ce que la réalité me propose. J’aime bien quand la forme, quand les contingences du réel me proposent des choses qui sont plus intéressantes que ce que j’avais imaginé. »


Le regard du médiateur

Et si nous entrions dans l’univers du photographe Grégoire Alexandre par une petite comptine de notre enfance de Robert Desnos : « Une fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas, ça n’existe pas… » Et pourquoi pas ?

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Ici, pas de fourmi mais un cheval vert sorti, tel les chevaux de Neptune, du chapeau d’un magicien, de l’imagination fertile du créateur.
Nous sommes dans un studio, pourtant il ne s’agit pas d’images classiques et attendues de photographies de mode, pas de plans rapprochés sur un mannequin magnifié, maquillé. C’est la licorne origami, papier plié qui est au cœur de l’image, point central de notre attention, presque vivante en lévitation.
Nous entrons dans l’envers du décor. Dans une lumière blanche, un décor sobre, froid, nous retrouvons des éléments et matériels du studio de mode : barres d’éclairage, rouleaux d’aluminium…
Le modèle est là, présent, figé dans la même position que les pattes pliées du cheval, tout vêtu de blanc, se fondant au décor. À l’inverse de l’attendu, c’est l’objet qui prend le dessus, doué de vie. Le mannequin, l’humain devient l’objet dans ce dialogue muet, cette danse avec l’animal féerique. Les rouleaux posés à la verticale contre le mur comme des notes de couleur répondent à la verticalité et à la raideur du mannequin tandis que la licorne emplit l’espace de sa force fragile.
Oxymore, le monde de Grégoire Alexandre serait ainsi : une réalité poétique. Il nous offre des espaces de rêve, où l’imagination flirte avec le réel, il nous dévoile le monde de la mode et ses coulisses en introduisant une part de poésie. Grégoire Alexandre ne cache pas les artifices, il les introduit et les met en scène. À l’instar de Tom Baxter, acteur crevant l’écran et sortant de son film pour rejoindre Cécilia dans « La Rose pourpre du Caire » de Woody Allen, nous pouvons passer dans d’autres mondes, vers l’arrière du décor. Si nous prenons le temps de promener notre regard à droite en bas de l’image, s’ouvre devant nos yeux une brèche dans le papier blanc, une déchirure comme une porte vers le monde réel ou vers d’autres univers.


Notions photographiques

STUDIO

 

La photographie de studio implique tout un matériel technique au service de l’image : le décor, la lumière, l’utilisation du flash. Ce style de photographie est donc nécessairement lié à une mise en scène du sujet, une mise en espace des éléments qui composent l’image.

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Les domaines de la photographie de studio sont très divers, de la photographie commerciale à une pratique photographique personnelle : réalisation de nature morte, photos culinaires, photos d’objets pour différents magazines et bien sûr l’incontournable studio de mode où sont immortalisés les plus grands mannequins.
Généralement, l’image exclut la vision du studio qui n’a aucun rôle à jouer et masque tous les artifices qui s’y rattachent. Grégoire Alexandre utilise lui au contraire le studio comme élément de ses photographies, il met en lumière cet espace, personnalise les objets du studio qui  deviennent partie intégrante de l’image.


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