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Léon Gimpel

zoomer

Portrait

Né en 1873 à Strasbourg et décédé en 1948 à Sévignacq-Meyracq (France).


zoomer

L’armée de la rue Greneta



L'armée de la rue Greneta : remise d'une décoration sur le front des troupes. Paris, 22 août 1915. Collection Société Française de Photographie (SFP). © Léon Gimpel

Biographie

« Photoreporter de renom, Léon Gimpel donne, de son vivant, son fonds d’images et le précieux manuscrit de ses mémoires à la Société Française de Photographie, laquelle a organisé, avec le musée d’Orsay en 2008, sa première rétrospective.

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Collaborateur au journal L’Illustration, il travaille sur commande et par séries.
Photographe audacieux, inventif et plein d’humour, il se passionne pour le premier procédé couleur commercialisé par les frères Lumière, l’autochrome, dont il devient un des plus virtuoses pratiquants. Il enregistre des sujets aussi variés que les illuminations de Paris, les champignons, l’aérostation, la micrographie, les anaglyphes, ses vacances en famille ou encore les inondations de Paris. »
Biographie extraite du livre « La guerre des gosses » / SFP


Paroles d'auteur

« Toutes les manœuvres ou manifestations de l’armée de la rue Greneta furent enregistrées successivement en noir et blanc puis sur plaques autochromes hypersensibilisées ; le quartier où j’opérais se prêtait formidablement à la chose ; limitrophe du Sentier et – comme lui – composé à peu près exclusivement de maisons de commerce de gros ; il offrait, le dimanche, le calme d’une petite ville de province ; de plus, un immeuble en cours de démolition me fournissait un décor de ruines très précieux pour certains sujets. »

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« Une mention toute particulière est à réserver à « Pépète », le premier rôle de toute la troupe, l’as des petits acteurs à qui je confiais tous les rôles de premier plan que l’on réserve habituellement aux vedettes de la scène ou de l’écran. Petit, légèrement difforme, de nature scrofuleuse, ayant un peu l’aspect d’un gnome à la figure intelligente éclairée par des yeux pétillants de malice, il était impayable dans certains rôles, dans certaines attitudes ! »

« Mon armée à peine constituée, on procéda – un dimanche matin – à une prise d’armes avec remise de décorations selon le rite consacré, puis – sans transition – ce fut une charge à laquelle participa même une infirmière… !!! »

« L’Illustration ne trouva pas ces sujets assez sérieux pour ses lecteurs mais Lectures pour tous les trouvèrent à leur goût et en publièrent neuf images dans leur numéro du 15 octobre 1915 ; la distribution d’un exemplaire par « homme de troupe » remplit d’enthousiasme ma jeune armée qui me rendit les honneurs et à qui le chef fit pousser, avec une vigueur accrue, le hourrah : « Vive le photographe ! ». Mais l’accueil réservé au distributeur par les parents de mes « poilus » ne revêtit pas du tout le même enthousiasme, voici pourquoi : le rédacteur en chef des Lectures pour tous, trompé par le lieu de mon domicile et croyant que j’avais recruté cette jeune armée dans mon quartier le situa à Montrouge. »

« Horreur ! L’honneur de la rue Greneta était en jeu !… et l’on me demanda de faire passer une rectification dans le prochain numéro… ! J’ai senti à ce moment là que ma candidature à un siège du conseil municipal eut été bien compromise !… »

« Comme épilogue de cette histoire de l’armée de la rue Grenata je dirai que la société Lumière faisait toutes les semaines, à sa devanture de la rue de Rivoli un étalage des actualités représentées par des agrandissements plus ou moins considérables des événements hebdomadaires. »

« Leur ayant communiqué mes clichés des gosses, la Société Lumière en exécuta des agrandissements 60 X 80 centimètres entaillés et montés sur châssis ; ces images eurent, de la part du public, un tel succès qu’on les laissa à l’étalage 14 jours au lieu de 7 ; mobilisant encore une fois mes jeunes troupes (mais sans armes cette fois !) je les conduisis en rang par deux devant la vitrine Lumière… Je me fis, ce jour, l’effet d’être un « pion ». On peut s’imaginer quelle fut la joie des gosses, du personnel de la maison et des passants, les uns de se reconnaître sur ces grandes images, les autres d’identifier « en chair et en os » les héros de ces exploits ; est-il nécessaire d’ajouter que cette scène fit encore l’objet de quelques clichés ? »


Le regard du médiateur

Au centre de l’image « L’armée de la rue Greneta », le héros est décoré par le représentant de la haute autorité (l’enfant le plus grand). Une ligne médiane souligne les mains qui remettent la médaille focalisant le regard sur l’action.

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Sur la gauche, la clique (le tambour et la trompette), sur la droite, en face, le drapeau, symbole de la nation. Sur le devant de la scène un « soldat » muni d’un fusil, vêtu de rouge, rappelle la couleur du drapeau. Il s’agit là de « Pépète », « l’as des petits acteurs » de la troupe de Léon Gimpel, devenu la mascotte de la rue Greneta. Au fond, bien alignés, les spectateurs, constitués essentiellement de tout-petits, participent respectueusement à cette reconstitution où la rue devient un espace théâtral. Les jeunes acteurs, figés, sont en représentation sous l’œil et l’objectif de Gimpel. Dans cet univers masculin et guerrier, la seule présence féminine est celle d’une petite fille déguisée en infirmière.
Les enfants ont assimilé les codes de ce type de cérémonies à l’esprit combatif et patriotique.

« L’armée de la rue Greneta » de Gimpel est un autochrome, technique de photographie en couleur que le photographe découvre auprès des frères Lumière en 1904.
Cette photographie paraît à l’automne 1915, plus d’un an après le début de la Première Guerre mondiale. En France, comme dans tous les pays belligérants, la population participe régulièrement à des manifestations militaires en l’honneur du drapeau et des combattants. Les enfants habitués à ces cérémonies reconstituent dans leur jeu le monde des adultes, reproduisant le même type de mise en scène avec l’aide de Gimpel devenu leur ami.
Jugée trop peu sérieuse par l’hebdomadaire L’Illustration pour qui travaillait Gimpel, « L’armée de la rue Greneta » est mise à l’honneur par la Société Lumière qui en présente des agrandissements en vitrine de sa boutique, rue de Rivoli.


Notions photographiques

AUTOCHROME

 

L’autochrome est la première technique industrielle de photographie couleurs, inventée par Louis Lumière en 1903 et commercialisée en 1907. Elle permet d’obtenir des images positives sur plaques de verre.

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La couleur est reconstituée par la juxtaposition de millions de particules de fécule de pomme de terre colorées qui filtrent et teintent la lumière. Facile d’utilisation, la technique de l’autochrome a mis la photographie couleur à la portée des amateurs et a été utilisée jusque dans
les années 1930, avant d’être remplacé par les pellicules Kodachrome et Agfacolor.
Gimpel qui découvre le procédé grâce aux frères Lumière est passé maître dans cette technique qu’il améliore par la suite. Parmi ses milliers de clichés, on compte 1200 autochromes qu’il envoie à des revues. Il devient un des collaborateurs attitré du journal L’Illustration.


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