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Lucien Clergue

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Portrait

Né en 1934 à Arles et décédé en 2014 à Nîmes (France).


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L’Idole



L'Idole. Tournage du Testament d'Orphée. Les Baux-de-Provence. 1959. © Lucien Clergue

Biographie

Lucien Clergue est né à Arles en 1934, où il reçoit une éducation musicale avant de se consacrer à la photographie. Depuis la publication de son premier livre « Corps Mémorable » en 1958, soutenu par Picasso et Cocteau, près de 80 ouvrages ont été édités et plusieurs centaines d’expositions à travers le monde ont montré ses photographies.

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Ses thèmes de prédilection que sont le nu, la corrida, le paysage (Camargue et déserts américains) tendent à glorifier la vie.

 

Lucien Clergue a permis à la photographie d’entrer dans les musées français, de s’épanouir au sein des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, d’être enseignée dans les universités françaises et aussi d’être consacrée par l’Académie des Beaux-Arts. Il a reçu de nombreuses distinctions et ses photographies enrichissent les fonds de collections prestigieuses.


Paroles d'auteur

« On ne peut imaginer ce que devinrent ces carrières et rochers des Baux-de-Provence, dans le Val d’enfer, soudain peuplés d’hommes-chevaux, de sphinx aux ailes blanches, d’une Minerve aux pieds ailés armée d’une lance, d’une ancienne miss France vêtue d’un scaphandre.

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Nous tournions souvent de nuit dans les carrières abandonnées, qui lui [Jean Cocteau] faisaient penser au tombeau d’Agamemnon. Les Gitans campaient à l’extérieur et allumaient leur feu de camp. »


Le regard du médiateur

Dans ce lieu entre ombre et lumière, entre le monde des vivants et celui des Enfers se dresse une silhouette étrange, drapée dans une toge blanche semblable à un linceul.

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Mis en valeur sur la ligne médiane, le visage, au centre de l’image, porte un masque comme dans la tragédie grecque. L’apparition est magnifiée par la contre-plongée et mise en lumière par un éclairage frontal, caché derrière un pan de mur noir, à ses pieds.

 

Les autres sources de lumière latérales qui mettent en valeur les murs de ce lieu sépulcral n’obéissent pas à un souci de réalisme. Au contraire, tout, dans ces contrastes violents entre les blancs et les noirs, dans la verticalité des lignes que forment les murs et la silhouette, tout nous plonge dans un monde surnaturel, à mi-chemin de la vie et la mort, aux portes de l’Hadès. Le réel se rappelle à nous pourtant, dans les gravats qui jonchent le sol mais aussi dans les inscriptions qui apparaissent sur la pierre, témoignages du monde des vivants, ultimes traces humaines.

 

Elle se dresse dans ce lieu immense et imposant, véritable cathédrale qui semble bâtie par un peuple de Titans. Du haut de cet autel la grande prêtresse révèle les deux faces de la mort, l’une inquiétante, l’autre de grandeur et de pureté.

 

Nous sommes devant l’Idole, l’oracle des Baux, telle que l’a imaginée Jean Cocteau dans son film « Le testament d’Orphée ». Lucien Clergue, invité par le réalisateur sur le tournage dans les carrières des Baux, immortalise cette apparition surnaturelle.


Notions photographiques

NOIR ET BLANC

 

En noir et blanc, les couleurs du sujet photographié sont traduites en nuances de gris. Cette perte de la couleur donne une représentation plus éloignée de la réalité. L’œil se concentre alors sur d’autres aspects, tels que le contraste entre la clarté et l’obscurité, les formes, la composition…

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Lucien Clergue, connu pour ses photographies de nu, travaille les corps à la manière d’un sculpteur, en noir et blanc, dessinant les courbes avec son appareil photo, frisant l’abstraction.
Son amitié avec des peintres comme Picasso ou des poètes et réalisateurs l’a amené à travailler avec Jean Cocteau sur « Le testament d’Orphée ».

 

Mais alors que le photographe de plateau doit obéir à certaines contraintes et travailler dans l’axe de la caméra, Jean Cocteau a laissé à Lucien Clergue toute liberté pour restituer les ambiances du tournage selon son inspiration. Dans cette image, le noir et blanc met en valeur la composition, le jeu des ombres et de lumière pour magnifier le personnage central qui surgit, dans ce décor de la carrière des Baux, comme une apparition fantastique.


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