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Mathieu Asselin

zoomer

Portrait

Né en 1973 à Aix-en-Provence, France.
Vit et travaille à Arles, France.


zoomer

Van Buren, Indiana



Van Buren, Indiana, 2013.
Série «Monsanto, une enquête photographique».
© Mathieu Asselin

Biographie

Mathieu Asselin commence à travailler à seize ans pour des productions cinématographiques au Venezuela. À son retour en France, il rejoint l’agence photo L’Œil du Sud.

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Entre 2005 et 2017, il vit à New York. Son travail, qui a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles et collectives, se concentre sur la photographie de documentaire et de portrait et a notamment été publié dans The New Yorker, Libération, Géo, Freitag, Paris Match et Le Monde. En 2016, il a été lauréat du Fotobookfestival de Kassel et a remporté une mention spéciale aux Luma Rencontres Dummy Book Award des Rencontres d’Arles pour son livre «Monsanto, A Photographic Investigation», publié en 2017 aux éditions Actes Sud.


Paroles d'auteur

Je m’intéresse à des sujets traitant des abus de pouvoir et de leurs conséquences sociales, économiques et écologiques. Dénonciation, indignation et non-conformisme me poussent à m’engager sur ces thématiques.

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Je refuse l’ambiguïté dans mon approche : mon point de vue est aussi important que ma démarche photographique. En intégrant différents styles photographiques, je mets l’image au service de l’histoire.

 

Mon projet «Monsanto, une enquête photographique» retrace la chronologie des événements les plus importants de l’histoire de Monsanto, depuis 150 ans, avec toutes les conséquences pour les populations. C’est cette chronologie que j’essaye de rendre visible.
Monsanto a une histoire très intéressante car il est souvent très difficile de voir ce qui se passe. Je photographie des paysages qui paraissent immaculés, je photographie des gens pour qui tout pourrait avoir l’air d’aller bien. Mais si vous retirez cette première couche vous réalisez que ces paysages sont gravement contaminés et que ces gens sont gravement affectés par des problèmes de santé, mais aussi des problèmes économiques.
À un moment donné, j’ai réalisé qu’il fallait que j’inclue des documents, des images d’archives, mais aussi différentes manières de photographier : en studio, en extérieur, des portraits, des paysages. Comment réunir tous les éléments de cette histoire? C’est là-dessus que j’ai basé mon travail. C’est cela mon challenge.


Le regard du médiateur

Une sorte de studio a été improvisé dans un champ de maïs. Parmi la multitude des plantes, un fond blanc maintenu par des perches isole un épi bien jaune, en plein centre de cette image verticale. La frontalité du point de vue et la faible profondeur de champ contribuent elles aussi à détacher ce premier plan, cette mince zone de netteté, du flou de l’arrière-plan.

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Cette décontextualisation d’un élément dans un environnement blanc et neutre nous invite à y regarder de plus près. Rappelant la démarche scientifique, elle délimite cet épi de maïs comme un objet d’étude à analyser.

 

Mathieu Asselin mène une enquête photographique sur le géant américain de la chimie Monsanto, portant un regard engagé et subversif sur son histoire, pour témoigner de l’impact dramatique de son activité sur les populations et leurs lieux de vie. Pour cela il se rend sur le terrain.
Mais par le fait de montrer en partie le dispositif de prise de vue, comme s’il avait cadré trop large, le photographe nous donne ici la sensation d’être à la fois sur place et en studio, d’assister au moment de la prise de vue à ses côtés. Pourquoi cette image dans l’image? Pourquoi nous montrer à la fois le détail et le contexte?

 
Cette mise en abyme (cf. glossaire) permet à Mathieu Asselin d’introduire du recul dans notre regard, d’amorcer une réflexion. Point d’entrée dans la conplexité d’une situation, elle reflète l’ensemble de sa démarche : sa volonté de témoigner des phénomènes invisibles de pollution chimique, de manipulation génétique, tout en donnant à voir un environnement concret, la réalité des lieux (que la légende nous dit être Van Buren, dans l’Indiana). L’enjeu est précisément de faire le lien entre le visible et l’invisible, entre ce que nous voyons et ce que nous savons. Par un jeu très simple sur les différents plans de l’image, sur la netteté et le hors-champ, Mathieu Asselin introduit un premier mouvement de recul critique et nous invite à penser le contexte : que nous dit cet épi de maïs? Comment et par qui a-t-il été cultivé? Dans quelle réalité économique s’insère-t-il? Comment va-t-il être transporté, transformé, consommé? Ces graines sont-elles capables de générer une nouvelle plante ou bien sont-elles du type «Terminator», à usage unique, obligeant les fermiers à racheter chaque année de nouvelles semences et les traitements chimiques qui vont avec?

 

En tant que photographe, il nous livre une matière documentaire qui ancre le témoignage et l’histoire dans notre regard, c’est-à-dire dans notre approche sensible du monde visible. Tout en s’interrogeant sur les limites de ce que dit une image, il révèle notre besoin de voir pour commencer à prendre conscience.


Notions photographiques

APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE

 

L’appareil photographique est l’outil principal du photographe. C’est sa «machine de vision», qui lui sert à regarder le monde visible et à en enregistrer une image, une reproduction.

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Au croisement de l’optique, de la chimie et de l’électronique, les appareils photographiques sont héritiers d’une longue tradition remontant jusqu’à l’Antiquité et passant par la camera obscura. Smartphone ultraléger ou chambre photographique à porter sur son dos, chaque appareil a un poids, et la manière de l’utiliser implique une distance (cf. cette notion).

 

Réflex numérique, sténopé, capture d’écran sur Internet, prise de vue sur pied ou en mouvement, les options techniques sont multiples. Il s’agit avant tout de trouver les outils correspondant le mieux à la dynamique d’un projet spécifique, à son rythme de travail, et au résultat que l’on veut obtenir. Certains photographes se spécialisent dans une technique alors que d’autres combinent plusieurs approches, comme Mathieu Asselin :

 

«Je pense que chaque projet vous «dit» comment il vous faut travailler. Je ne suis pas ce genre de photographe qui travaille toujours de la même manière, avec le même appareil, avec la même technique. Ce sont juste des outils : comme vous avez des vis, des clous, un marteau et une visseuse. L’appareil et la lumière, c’est la même chose : juste un marteau et des clous.»


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