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Thomas Mailaender

zoomer

Portrait

Né le 1er novembre 1979 à Marseille (France).
Vit et travaille entre Paris et Marseille.


zoomer

Dog friendly



Dog friendly, 2014. © Thomas Mailaender

Biographie

« Après des études en photographie aux Arts Décoratifs de Paris (ENSAD), Thomas Mailaender fait un court passage à la villa Arson à Nice.

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Peu à peu, il enrichit son médium de départ, la photographie, et développe une pratique plus complète passant par l’installation, la sculpture et la vidéo.
Sa réflexion prend comme point de départ le champ du documentaire. Thomas Mailaender aime à rendre monumentales des situations insignifiantes et quelquefois grotesques. Son point de vue est toujours distancié, de l’ordre du simple constat apparemment sans équivoque mais où l’absurdité tient le plus grand rôle.
Le travail de Thomas Mailaender est largement montré en France et à l’international.
Il est representé à Paris par la Galerie Bertrand Grimont et à Londres par la Galerie Roman Road Project.
Il est représenté commercialement en film par la société de production Irene et pour la photographie par l’agence Photographers.
Thomas Mailaender intervient régulièrement en tant qu’enseignement à l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) en Suisse. »

Biographie extraite du site de la Galerie Bertrand Grimont.


Paroles d'auteur

« Pour moi, ces images sont aussi importantes sur le plan historique que celles de Cartier-Bresson. Je veux mettre en lumière les pratiques de Monsieur Tout-le-monde. »

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« Il n’y a pas de moquerie dans mon travail. Moi je suis du côté des mauvais, d’ailleurs ces pratiques sont aussi les miennes. »

« Les images elles sont laides, elles sont vulgaires, elles sont triviales mais moi ce que j’aime, c’est que c’est une pratique qui est amateur et hyper créative malgré tout, même si on ne la retient pas du tout dans l’histoire de la photographie mais qui existe depuis le début de la photographie, dans le sens où les gens, à partir du moment où ils avaient un appareil photo, ont commencé à avoir cette pratique là, de faire de la photo drôle, des espèces de blagues, mettre en scène leurs blagues, et moi cette histoire, cette pauvre histoire, cette petite histoire de la photographie m’intéresse beaucoup. »


Le regard du médiateur

Une photographie étrange et curieuse : un fond blanc, avec un coup de flash, une ombre portée. Un chien, un petit teckel pris en sandwich entre deux morceaux de pain, le regard tourné vers le sol, l’air absent.

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Un « dogburger » tenu par un bras nu, anonyme, sorte de trophée. Avec ces imperfections, la photographie semble avoir été prise par un amateur : une farce, un pied de nez pour faire sourire ou choquer. Elle nous rappelle une de ces images postées sur le net pour faire une blague entre amis. Mais une fois passés la surprise, le rire, l’étonnement, le spectateur s’interroge sur le sens du message. Car sous les airs non maîtrisés de cette photographie placée sous le signe du rire, Thomas Mailaender nous questionne.
Dans notre société occidentale, le chien est par excellence « l’ami de l’homme », le symbole du compagnon fidèle. Il est pourtant brandi ici comme un vulgaire sandwich. L’homme est prêt à tout dévorer, sa faim est insatiable. S’agit-il là d’une métaphore et d’une critique acerbe de notre société de consommation ou Thomas Mailaender s’amuse-t-il tout simplement ?

Le travail de Thomas Mailaender est basé en partie sur un travail de récupération, d’appropriation des images qu’il mêle ensuite à des dispositifs d’installation. Ainsi, tel un chercheur de trésors, il part à la recherche de photographies dites vernaculaires. Il fait appel à ses amis, cherche des images absurdes, grotesques pour les faire siennes. Par un travail habile de photomontages, de supercheries, il crée un univers loufoque qui au-delà de la superficialité apparente lui permet de faire dialoguer des photographies, de questionner leurs sens, notre rapport à elles. À travers ses collectes, ses mises en scène hétéroclites, le spectateur est tenu de s’arrêter et de se questionner sur l’utilisation des images, sur l’absurdité de toute chose.


Notions photographiques

VERNACULAIRE

 

Vernaculaire (du latin vernaculum, «indigène», «domestique»), désigne tout ce qui est propre à un pays, à ses habitants. Lorsque ce terme s’applique à la photographie, il se rapporte à la photographie d’amateur, quotidienne ou utilitaire, sans intention artistique.

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Véhiculées en abondance par le web, ces photographies peuvent être celles d’un album de famille ou de mariage, d’un catalogue de vente, des cartes postales… Elles témoignent d’un passé commun, de l’atmosphère ou du quotidien d’une époque. Par le geste d’un artiste (réappropriation, détournement, changement de contexte) une photographie vernaculaire peut acquérir un sens nouveau et prendre le statut d’une œuvre d’art.

C’est ce que fait Thomas Mailaender avec l’image de ce chien pris en sandwich entre deux tranches de pain. Entre ironie et critique, Thomas Mailaender nous parle de la société de consommation.


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