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Vik Muniz

zoomer

Portrait

Né en 1961 à São Paulo (Brésil).
Vit et travaille à New York et Rio de Janeiro.


zoomer

Marat (Sebastião)



Marat (Sebastião). Pictures of Garbage, 2008. Digital C Print. 229.9 x 180.3 cm. © Vik Muniz

Biographie

Une rétrospective consacrée à l’œuvre de Vik Muniz a eu lieu en 2014 au Tel Aviv Art Museum. D’autres expositions se sont tenues à la Collection Lambert à Avignon, au musée d’Art Moderne de São Paulo, au Whitney Museum et au MoMA à New York.

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L’artiste participe également à plusieurs projets éducatifs au Brésil et aux États-Unis. Son documentaire Waste Land (2010), nominé aux Oscars, a remporté le Sundance Audience Award. En 2011, l’Unesco l’a nommé Ambassadeur de bonne volonté et en 2013, il a reçu le Crystal Award du Forum Économique Mondial. Vik Muniz est membre du Network of Global Agenda Council. Il a été chargé de réaliser la station de métro à l’angle de la 2nde avenue et de la 72e rue à Manhattan, qui ouvrira en 2016.


Paroles d'auteur

« Les déchets, c’était une idée intéressante parce que la poubelle, les ordures, c’est tout ce que l’on ne veut pas regarder. C’est la partie de notre histoire que l’on ne veut pas faire figurer dans l’album de famille.

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C’est une matière invisible, on a toujours tendance à la cacher. On dit comme excuse que c’est à cause des odeurs, de l’hygiène, mais ce n’est pas seulement ça : on ne veut pas voir nos déchets. Comme artiste, faire des œuvres visuelles avec un matériel que l’on ne veut pas regarder c’est une proposition très intéressante. »

« L’utilisation de matériaux pas orthodoxes (sirop, chocolat) pour faire de l’art, c’est l’intention d’attirer l’attention. Quand on fait quelque chose de bizarre, quand on introduit des abeilles dans son œuvre, ça provoque une espèce de court-circuit, les gens deviennent conscients de l’acte de voir quelque chose et c’est ça qui m’intéresse. »
« Le but de l’art c’est de changer, d’améliorer la façon dont on regarde le monde et à partir de là comment on se regarde soi-même. »

« Je suis toujours en train de regarder des choses que les gens ne regardent pas, pour les faire remarquer ensuite et leur donner de la valeur, pour les vendre, faire de l’argent. Et il y a un parallèle entre l’activité de trieurs, de glaneurs et l’activité de l’artiste dans ce sens là. »


Le regard du médiateur

L’image est une référence évidente à l’histoire de l’Art et à la célèbre peinture « La Mort de Marat » de Jacques Louis David en 1793. Révolutionnaire, Jean-Paul Marat, médecin, physicien, journaliste, est représenté dans sa baignoire, alors atteint d’une maladie de peau, il prend un bain curatif au soufre. C’est dans cette position qu’il est assassiné par Charlotte Corday.

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Quand on observe la photographie avec attention, on s’aperçoit que l’image est composée d’objets hétéroclites. Ils ont été ramassés dans le plus grand dépotoir du monde, à Rio de Janeiro, par les catadores (les trieurs) qui y travaillent pour récupérer les déchets et les revendre à des sociétés de recyclage.
Vik Muniz photographie des hommes ou des femmes issus d’une classe sociale défavorisée dans des poses souvent empruntées à des références picturales. Une fois les images réalisées, il les projette sur le sol dans un format gigantesque et agit tel un peintre en demandant aux éboueurs de déposer les objets sur le contour de l’image, donnant ainsi la couleur à son œuvre qu’il re-photographie ensuite.

En reprenant ce grand classique de la peinture et cette figure emblématique de la Révolution, en faisant participer à son œuvre des travailleurs, Vik Muniz se positionne comme un photographe engagé.
Lui-même issu d’une famille pauvre, ayant étudié l’art durant des cours du soir, il prend le parti de ces gens pauvres, il redonne fierté et dignité à ceux qui font un métier pénible dans des lieux insalubres. L’argent qu’il a tiré de cette œuvre a été versé aux catadores pour leur assurer une vie meilleure.


Notions photographiques

ENGAGEMENT

 

La photographie engagée est un témoignage, une prise de position. Le photographe cherche à susciter une réaction, une émotion auprès du spectateur.

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Ce n’est pas un hasard si Vik Muniz a choisi de reprendre le tableau de David, « La Mort de Marat ». En prenant pour sujet cette icône révolutionnaire, assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday et surnommée « L’ami du peuple », Vik Muniz, issu d’une famille modeste d’un quartier de São Paulo au Brésil, montre où sont ses attaches et où vont ses sympathies. Il réalise ainsi ce que l’on peut appeler une photographie engagée.

Avec cette image, Vik Muniz témoigne aussi d’un autre engagement. « Marat, (Sebastião) » est réalisée dans la plus grande décharge du monde, à Rio de Janeiro, avec l’aide des catadores (les trieurs d’ordures), avec lesquels il monte un projet pour les associer à son travail d’artiste. Les travailleurs collectent les déchets, les mettent en place autour de l’image projetée par Vik Muniz sur le sol et participent à l’œuvre d’art. L’artiste redonne ainsi dignité à ces hommes qui font un travail pénible, dangereux et dévalorisant. Il les aide aussi d’un point de vue financier tout en dénonçant la société de consommation, étouffée par ses propres déjections. Il présente d’ailleurs une de ses installations au musée de Rio de Janeiro en marge de la conférence des Nations Unies sur le développement durable en 2012, Rio+20.


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